C'est en 2021 que j'entame ma reconversion dans le monde du vin avec un Brevet Professionnel de Responsable d'Exploitation Agricole (BPREA) viti-vinicole, après avoir œuvré auprès des jeunes en tant qu'éducateur. Déjà passionné par les vins nat' et très sensibilisé à l'écologie, il me semble évident, lorsque je reprends un hectare de vignes en fermage à Civray de Touraine, de m'insérer dans cette mouvance que je crois salutaire pour l'être humain et les écosystèmes, mais aussi immensément plus riche et plus variée que la standardisation de pratiques et de nos produits.
Les vignes étaient en « bio » depuis 10 ans déjà : j'ai donc continué à les travailler comme tel, avec une minimisation du travail du sol et beaucoup d'entretien à la force des bras (et du rotofil !), des traitements au soufre et au cuivre (bouillie bordelaise) agrémentés de quelques expérimentations aux purins et concoctions (ortie, prêle, etc.).
Sur cet hectare, j'ai le privilège de cultiver 25 ares de Sauvignon datant des années 70, tout comme 25 ares de Gamay. La moitié de mon hectare est peuplée de Chenins plantés en 1921 qui, malgré un rendement très faible, donnent des jus très riches et complexes.
À la cave, je prône la non-intervention chimique. Je m'autorise de faibles doses de soufre lorsque analyses et dégustations montrent une forte exposition aux risques. Également salarié viticole dans une cave, c'est aussi grâce à ce cadre que j'ai pu développer une petite activité de négoce sur des cépages que je ne possède pas. Néanmoins, cette activité ne dépassera jamais mon activité de récoltant.
« Engagé, passionné du vivant et des expériences sociales, j'espère que vous retrouverez un peu de tout cela dans, et avec, mes vins. »